jeudi 16 septembre 2010

Seule l’impermanence est permanente.







Dans le commerce des cœurs, rien ne garantit la permanence

L’espoir est une semence, une promesse

Je l’enserre dans mes bras ainsi le gouvernail d’un radeau

C’est mon seul viatique pour affronter les abysses du destin.


Ha ! L’amour, ce grand trophée que pourchasse tant de chasseur !

L’amour, creuset du bonheur, l’amour ce nectar rare,

Cet élixir que nul empereur ne peut de force conquérir,

Tantôt je crois le tenir, tantôt je m’en sens dépouillé !


Mon cœur se tient quelque part entre le marteau et l’enclume.

Quel malheur qu’une plaie ouverte sans liniment !

O je voudrais crucifier le tourment de cette passion jalouse

Fixer des clous de titane aux quatre points cardinaux

Consolider le frêle édifice de mon bonheur incertain.


Mais rien n’est plus assuré que l’effritement prochain

Et la sagesse c’est d’accepter que les sentiments du cœur

Fondent sous les vents tout comme les dunes du désert

Rien ne tient devant l’impassible rouleau du temps

Tout implose dans un big-bang récursif et se disperse


L’éternité est le bourreau de la vanité et de l’histoire

Les traditions prétentieuses ne sont qu’illusion

Tout ou tard, le règne de la poussière

Sonne le tocsin de la grande dispersion.

Seule l’impermanence est permanente

Et quant à l'amour, c'est un bouillonnant

Et émouvant chaos :

On aime parce qu'un cœur, dût-il s'anéantir

Ne sait rien faire de mieux qu'aimer.




Yves Untel Pastel

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