Oui je t’aime,
Mais celle qui m’aura pour serviteur
Étalera aussi sa passion sur la natte sacrificielle
Je ne me donnerai point,
Ainsi qu’une vulgaire marguerite
Cueillie le long d’une route passante
Je me livrerai ainsi qu’un trophée arraché
Au bout d’une lutte longue et à l’issu incertaine
Oui je t’aime et je te veux à mes trousses
Ainsi le vent du désert chasse et poursuit le sable chaud
Oui je t’aime et me veux pourchassé
Ainsi la fleur éphémère
Qui n’éclot qu’une fois par cent ans
Oui je t’aime et te veux aussi éperdue que moi
Bravant les cataractes à la remontée audacieuse
Jusqu’au source du bonheur
Je t’aime mais tu ne m’auras que crucifié avec moi
Dans le brasier d’un « oui » sans retour
Corps et âmes fondus dans la forge impitoyable
Qui fait du minerai impur de nos passions
Un diadème parfait, unique
Un amour absolu.
Yves Untel Pastel
http://yvesuntelpastel.blogspot.com
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