Et tu joues ton corps
Et te voilà encore une fois rejetée par la mauvaise marée
Des passions despotiques,
Ton corps meurtri surgit du brouillard
gluant de la luxure
Hurle une plainte honteuse et se voile
de faux-semblant
L’ombre s’écarte, vide les lieux devant
ta silhouette laminée
Enveloppée de sueur fraîche mêlée de
parfum passé
Ton souffle lourd de sanglot charge
l’air de regret caustique
Une fois encore, le maître de plaisir
tient sa proie à sa merci.
Tu reviens de jouer ton rôle de
figurante insignifiante
Soumise aux caprices du metteur en
scène impitoyable
Et tu joues ton corps ainsi qu’un dé
jeté sur une table de casino
Tu rêves de ciel, tu te donnes éperdue,
et te couvres de vert-de-gris
Comment ravir l’âme ténébreuse de
l’amant tyrannique ?
Comment avoir grâce à ses yeux, être la
favorite, mieux, l’unique ?
Et le piège diabolique des illusions
folles se referme encore
Et les fleurs du mal, vulves avides, te
gobent encore, folle libellule.

Yves Untel Pastel
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