Vous me prenez presque tout
Me laissez vide et avide de vous
Vous glissez voleur furtif amant insaisissable
Entre mes doigts de brume et mon âme aux abois
Vos yeux m’ont transpercée d’une douceur ineffable
Pas un mot courtisant, juste un souffle au passage
Et me voilà ensorcelée, soumise ligotée au gibet
La passion m’assaille, me lamine, m’émiette
Je vous aime sans raison, victime consentante
Ma tête bourdonne implose ruche éperdue et folle
J’absorbe le fiel de l’attente, et en espère le miel
L’amour est mon poison et tout autant mon remède
Immense est mon espoir au matin triomphant
Sans borne est ma détresse au soir rougissant
Doux bourreau silencieux, mon tyran innocent
Dites-moi un mot, une syllabe, rien qu’une voyelle
Je vous supplie, un mot juste pour me congédier
Un qui disperse mon rêve en pluie d’illusion
Un tendre et ferme qui me renvoie à moi-même
Un qui de vous me libère et me ramène à raison.
Yves Untel Pastel
http://yvesuntelpastel.blogspot.com
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