lundi 6 septembre 2010

Les venelles de l’amour !


Les venelles de l’amour !

Dans la pénombre ouatée j’étais en escale
Dans la pénombre où l’émotion se cache du jour !
Étais-je sur un pont pardessus un précipice ?
Traversais-je un guet au fond d’une gorge ?
Je ne sais, je ne sais, mais j’allais, mais j’allais
J’allais arpentant l’inconnu, les pieds nus
La poussière légère du chemin dansait
Et l’herbe fraîche accueillait mes pas

Avais-je simplement fermé les yeux
Et dansais-je sur une chaise à bascule
Me croyais-je par la belle magie du rêve
Dans le roulis doux d’un océan valsant
Je ne sais, je ne sais, mais j’allais, j’allais
J’allais prendre la main douce d’une inconnue
J’arpentais les venelles d’un amour immaculé
Au rythme du vent, à la sincérité des âmes !

Sur le pont de l’errance mu par l’audace d’aimer
Mes pas poursuivaient éperdu la trace d’un pas perdu
Mon souffle poussait dans le vide des bateaux en papiers
Mes baisers papillons cherchaient la bouche de l’élue
Ou allais-je cueillir la marguerite, je ne sais, je ne sais
Mais tandis qu’accoudé je regardais l’eau danser
Une silhouette tendre m’apparut dans l’eau bleue
Nos deux reflets valsaient dans les ondes chaloupées !

Aveugle aux apparences, je n’ai vu nul visage
Mais je sentais battre un cœur, puis deux
Le mien surpris, puis celui d’une autre émue
Allais-je sur une nué au firmament in sondé
Où explorais-je déjà les abysses d’un Éden retrouvé ?
Je ne sais, je ne sais, mais je sens et consent
Que l’amour se moque de ce qui paraît en dehors
Et se nourris du vrai, de l’impérissable espérance !

Voilà que vous étiez-là dans les eaux bleues
Et ce n’était pas un rêve !

Yves Untel Pastel

1 commentaire:

  1. Voilà que vous étiez-là dans les eaux bleues
    Et ce n’était pas un rêve !

    Yves Untel Pastel

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