LES MÉANDRES DE L’AMOUR
Bien sûr l’amour vient à pas de loup comme la brise
Ou en bourrasques comme le typhon rugissant
Comme le ruisseau qui suinte d’entre les pierres
Où comme le fleuve impétueux qui dévale les cascades
Comme le lion qui grogne et émeut la savane
Ou comme l’ortolan qui roucoule et apporte la rêverie
L’amour survient de milles inattendues façons
Dans la brise ou dans la bourrasque
L’ intrépide guerrier brusquement pose ses armes
Et se jette à genoux aux pieds de la femme accroupie
Et la veuve éplorée serrant contre elle son époux mort
Découvre l’émoi dans les yeux de son bourreau repentant
C’est ainsi, dans la fulgurance absurde de l’instant
Que des guerres cessent et que la paix fleurit
Là ou brisant la haine la compassion se mêle au pardon
Là où la passion soudaine de l’autre brise les barrières
Nul ne sait d’où vient l’amour espiègle et déraisonnable
Ne suivant que sa loi incernable pour unir les cœurs.
mai 2010
Yves Untel Pastel
Parler de l'essentiel dans une lettre ouverte.
RépondreSupprimerJuste une question d'amour.
Yves Untel Pastel