jeudi 16 septembre 2010

L’INCONNUE, d'Yves Untel Pastel


Illustration de l'auteur, la rose et le colibri!


L’INCONNUE

Je n’ai jamais rêvé à ces fables rosées
Que le grand nombre trouve émouvant
Et que je trouve quelque peu ridicule

La princesse prisonnière en quelque donjon
Qu’un amant jaloux retiendrait à genoux
Prêt à la supplicier si elle rompait ses chaînes

Le monstre posté à sa geôle montant la garde
Et le prince suicidaire perclus d’un amour naïf
Prêt à mourir pour sauver la reine de son cœur

Je suis ému par l’inconnue venue de nulle part
Cette voyageuse aux yeux pleins de nostalgie
Qui cherche la route qui mène à son hôtel

Celle qui charrie avec elle tant de drames inconnus
Et qui mériterait de poser sa tête sur une épaule
Elle qui ne pleure plus mais souffre en dedans

Celle qui par pudeur ne parle jamais d’amour
Mais qui guette entre les affres et la méfiance
Les attentions sincères de celui qui ne lui prend rien

Rien qu’elle ne donne pour monnayer sa quiétude
Rien qu’elle ne donne d’elle-même sans perdre sa dignité
Rien qu’elle ne donne pour trouver enfin l’époux de son repos.



Mai 2010
Yves Untel Pastel

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