
jeudi 18 novembre 2010
jeudi 16 septembre 2010
Et tu joues ton corps

L’INCONNUE, d'Yves Untel Pastel
L’INCONNUE
Je n’ai jamais rêvé à ces fables rosées
Que le grand nombre trouve émouvant
Et que je trouve quelque peu ridicule
La princesse prisonnière en quelque donjon
Qu’un amant jaloux retiendrait à genoux
Prêt à la supplicier si elle rompait ses chaînes
Le monstre posté à sa geôle montant la garde
Et le prince suicidaire perclus d’un amour naïf
Prêt à mourir pour sauver la reine de son cœur
Je suis ému par l’inconnue venue de nulle part
Cette voyageuse aux yeux pleins de nostalgie
Qui cherche la route qui mène à son hôtel
Celle qui charrie avec elle tant de drames inconnus
Et qui mériterait de poser sa tête sur une épaule
Elle qui ne pleure plus mais souffre en dedans
Celle qui par pudeur ne parle jamais d’amour
Mais qui guette entre les affres et la méfiance
Les attentions sincères de celui qui ne lui prend rien
Rien qu’elle ne donne pour monnayer sa quiétude
Rien qu’elle ne donne d’elle-même sans perdre sa dignité
Rien qu’elle ne donne pour trouver enfin l’époux de son repos.

Mai 2010
Yves Untel Pastel
Seule l’impermanence est permanente.

Désir
Jalousie.
Insidieuse et tenace la jalousie vous donne
Sur la bouche son baiser cramoisi.
Les transports violents d’une passion aveugle
Vous enlacent, vous ligotent et vous mènent parfois
En des entreprises absurdes et périlleuses.
On dit souvent : qui ne jalouse n’aime point !
Mais de jalousie, point trop n’en faut,
Croyez-le sur parole
Car la tourterelle amoureuse libre de ses envols
À son tourtereau délicat roucoulera bien mieux
Les doux accents de son amour.

Yves Untel Pastel
Un amour entier, juste et pur.
Ma Rose Hélène

mercredi 15 septembre 2010
Le miracle d’aimer
Le miracle d’aimer
Me voilà claustré dans ma caverne sombre
Les jours passent roulent la pierre des pensées lasses
Dans l’âme, fil à fil, le nœud s’enlace et se fait coulant
Dans l’estomac se love la mélancolie insidieuse
Mon humeur lunatique se lève en bourrasque
Puis retombe harassée en sanglot dépressif.
Sur mon bois sec soudain sous la caresse d’une main
Un bourgeon timide brise l’écorce rude
Mon amie tu es là toujours quand il le faut
Généreuse de tendresse et avare de mot
Tes doigts dans mes cheveux ton souffle sur ma nuque
Tu demeures silencieuse insouciante du temps
Ton amour patient m’enveloppe et attend
Que mes nuages passent et que mon ciel s’éclaire.
Ma torpeur s’estompe miracle de l’instant
Mon cœur reverdit et mes forces se rassemblent
Il est un grand bonheur de goûter la saveur
D’une joie qui revient et qu’on croyait perdue.
Le bonheur de vivre tient en bien peu de chose :
Rencontrer l’âme sœur qui sait comment aimer.
Yves Untel Pastel
http://yvesuntelpastel.blogspot.com
L’amoureuse éperdue.
Vous me prenez presque tout
Me laissez vide et avide de vous
Vous glissez voleur furtif amant insaisissable
Entre mes doigts de brume et mon âme aux abois
Vos yeux m’ont transpercée d’une douceur ineffable
Pas un mot courtisant, juste un souffle au passage
Et me voilà ensorcelée, soumise ligotée au gibet
La passion m’assaille, me lamine, m’émiette
Je vous aime sans raison, victime consentante
Ma tête bourdonne implose ruche éperdue et folle
J’absorbe le fiel de l’attente, et en espère le miel
L’amour est mon poison et tout autant mon remède
Immense est mon espoir au matin triomphant
Sans borne est ma détresse au soir rougissant
Doux bourreau silencieux, mon tyran innocent
Dites-moi un mot, une syllabe, rien qu’une voyelle
Je vous supplie, un mot juste pour me congédier
Un qui disperse mon rêve en pluie d’illusion
Un tendre et ferme qui me renvoie à moi-même
Un qui de vous me libère et me ramène à raison.
Yves Untel Pastel
http://yvesuntelpastel.blogspot.com
Douloureux amour
Douloureux amour
Les coups claquèrent,
Tonnerre avertissant d’un chaos
Sa silhouette molle s’effondra, anéantie
Son pouls en son corps répondait à l’orage
Et les blessures de l’éclair pourfendaient son regard
Alors que la nuit délaissait sa robe noire
Et revêtait les parures de l’aube naissant
Je l’ai prise dans mes bras et serrée amoureusement
Je l’ai senti fondre de tendresse puis s’évanouir
Terrassé par ma propre douleur
Je sombrais aussi inconscient
Pour combien de temps, je ne sais !
Quand alors j’ouvris les yeux
Elle s’était évaporée, sans bruit, envolée !
Dans ma poitrine flottait une brume chaude
Dans l’air, suspendu, un parfum d’ailleurs.
Je n’avais point rêvé, je sais !
Une étoile vive dansait au firmament !
Mon amour follet, me reviendras-tu Jamais ?
Yves Untel Pastel
http://yvesuntelpastel.blogspot.com
Passion vive
Passion vive
Je t’aime oui !
Mais je ne me tiendrai pas amant prostré
Au fond d’une sombre cave
Transi par l’humidité malsaine de mes larmes
Je ne me tiendrai pas interdit
Les bras enlaçant mon corps froid
Mon cœur remonté obstruant ma bouche
Refoulant mes « je vous aime »
Au fond de mes tripes…
Les lampadaires ne nargueront
Pas mes solitudes nocturnes à arpenter
Les allées désertes de la ville indifférente.
J’ai confié à tant de fleuves mes lettres d’amour
J’ai livré mon âme au ciel
Sur les ailes des pigeons voyageurs
J’ai semé à la volée mon amour
Dans des champs aux mille roses
J’ai arraché aux ronces mes prières volées
Et me suis prosterné à toutes les chapelles sur mon chemin
Il n’est pas un ange qui n’ait partagé mon secret
Pas un démon qui n’aie essuyé ma rage à défendre mon rêve
Le diable lui-même est impuissant à m’arracher du cœur
L’offrande que je te destine
Seul Dieu peut me contraindre à déposer les armes
A marquer une trêve dans ma croisade amoureuse.
Yves Untel Pastel
CE « OUI » SANS RETOUR
Oui je t’aime,
Mais celle qui m’aura pour serviteur
Étalera aussi sa passion sur la natte sacrificielle
Je ne me donnerai point,
Ainsi qu’une vulgaire marguerite
Cueillie le long d’une route passante
Je me livrerai ainsi qu’un trophée arraché
Au bout d’une lutte longue et à l’issu incertaine
Oui je t’aime et je te veux à mes trousses
Ainsi le vent du désert chasse et poursuit le sable chaud
Oui je t’aime et me veux pourchassé
Ainsi la fleur éphémère
Qui n’éclot qu’une fois par cent ans
Oui je t’aime et te veux aussi éperdue que moi
Bravant les cataractes à la remontée audacieuse
Jusqu’au source du bonheur
Je t’aime mais tu ne m’auras que crucifié avec moi
Dans le brasier d’un « oui » sans retour
Corps et âmes fondus dans la forge impitoyable
Qui fait du minerai impur de nos passions
Un diadème parfait, unique
Un amour absolu.
Yves Untel Pastel
http://yvesuntelpastel.blogspot.com
mardi 14 septembre 2010
La femme sous la pluie tropicale.
lundi 13 septembre 2010
Yves Untel Pastel De sel et d'amour: L’AMOUR ET LA RAISON
L’AMOUR ET LA RAISON

St Valentin 2006
L’AMOUR ET LA RAISON
Voilà en ces instants où j’atteins la raison
Une façon mienne de vous dire mon amour
J’avais cru trouver un sens à la folie d’aimer.
Mais je n’étais qu’un fou mené par des démons rieurs
L’âme ardente succombe aisément à la griserie des passions
C’est une drogue puissante qui vous viole et vous perd.
De l’amour je ne veux que la douceur des rêveries
A la source de la tendresse je me penche et m’abreuve
D’un amour léger, raisonné, tranquille me satisfais
Résolu de ne plus succomber aux excès tyranniques.
Je veux aimer doucement sans contraindre ma nature
Et de celle qui m’aime je veux être épris mais sage.
Acceptez mon amour comme une brise au crépuscule,
Contemplons le couchant en ses feux émouvants.
Laissez-moi votre cœur comme une fleur cueillie
Le mien sera votre vase, mieux, votre oasis pour toujours.
Yves UNTEL PASTEL
samedi 11 septembre 2010
Lettre Au pied de la PYRAMIDE
PYRAMIDE

Au crépuscule
vient ma solitude
Je redoute l’instant où
Du haut de ma pyramide
Établie dans les convenances
Ne reviennent ces sentiments
Brûlants et despotiques et que
Le grand chaos ne m’empoigne
Il suffit d’un mot, juste un seul
Et une vie rangée en apparence
Bascule dans le feu de la passion
Il suffit d’une silhouette qui passe
Un mouvement électrique dans l’air
Pour que les sens ébranlés s’affolent
Il suffit d’un regard et la terre se dérobe
L’horizon se trouble et la raison défaille
Les chemins tracés deviennent des entraves
Il suffirait d’un sourire pour que le fauve avide
Au fonds de moi emmuré se réveille et se rebelle
Un mot, juste un seul pour gommer toutes les lois
O Inconnu vous habité de cette essence qui rend fou
De grâce taisez-vous et ne dites point de ces mots brûlants
De crainte que jetée dans la tourmente le feu en moi ne s’embrase.
mercredi 8 septembre 2010
Le sentiment amoureux : Quels mots pour le dire ?
Dans l'imperfection du verbe, à chacun ses mots!
mardi 7 septembre 2010
AMOUR MEURTRIER
AMOUR MEURTRIER
Qui sont ceux là qui n’ont jamais connu l’ardent feu
Qui ronge l’âme, brise le cœur, déchire les entrailles
Et qui prétendent posséder les mots pour éteindre le brasier
L’ennemi qu’il faut combattre est un fauve protéiforme
Qui bondit comme un raz de marée du dedans de l’âme
Ruse, esquive, annihile tous les assauts de la raison
Froisse l’esprit comme l’harmattan ravage une caravane
Disperse l’audace pareil à des dunes sous la tempête
Réduit le frêle espoir en poussière comme une termitière
La pyramide orgueilleuse abritant l’ego en ses enceintes
Cède pierre après pierre au souffle de ce monstre volatil
Gardez-vous esprits hâtifs de publier le fielleux anathème
Ne blâmer point les exactions de celui que l’amour a saisi
Car ce guerrier redoutable n’a point de concurrent à sa taille
Il est ce grand séisme qui brise tout dans ses crocs écœurants
Quand l’amour m’a agrippé au collet et m’a soulevé de terre
N’étais-je pas qu’un duvet pris dans l’horrible tourbillon
Ma respiration n’était qu’un long et affreux étouffement
Dans un monde de fragments je cherchais mes débris
J’étais le sorcier fou brouillant les scories de sa magie
J’étais le bourreau, j’étais la victime éperdue, perdu
J’étais seul livré à mon supplice, meurtrier de mon Elu
J’ai tué comme on enfante, éventré comme on évente
Ma raison livrée au néant et mon être à l’amour maudit.
Yves Untel Pastel
http://yvesuntelpastel.blogspot.com
lundi 6 septembre 2010
PROMESSE D’AMOUR
PROMESSE D’AMOUR
A ses yeux il était beau
Aux siens elle était belle
Ils se sont promis l’amour
Pour le restant de leurs vies
Quoique pense le monde il s’en moque
Quoique dise le monde elle s’en moque
Ils n’ont qu’une philosophie
Vivre l’ici et maintenant.
Pendant que des époux se déchirent
Que des amants se délaissent
Que des frères se détestent
Ils s’aiment fort sans perdre du temps
Dans l’ici et maintenant.
Il y a des blancs qui font les cons
Des noirs qui font les imbéciles
Des jaunes qui font les couillons
A se haïr mutuellement.
Les macaques sont bien plus malins
Ils ne s’embarrassent point d’idéologie
Avec ce qu’il faut de savoir vivre
Ils se font l’amour le jour durant.
A ses yeux il était beau
Aux siens yeux elle était belle
Pour le restant de leurs vies
Ils se sont promis l’amour
Ils se sont promis l’amour
Quand ils n’avaient pour seul bagage
Qu’un lot de détresse
Et c’est là le grand paradoxe
Et la grâce des pauvres,
Contre vent et marées,
Ils ont tenus leur promesse.
A ses yeux il était beau
A ces yeux elle était belle
Pour le restant de leurs vies
Ils se sont donnés l’amour.
Yves Untel Pastel
Les venelles de l’amour !
Les venelles de l’amour !
Dans la pénombre ouatée j’étais en escale
Dans la pénombre où l’émotion se cache du jour !
Étais-je sur un pont pardessus un précipice ?
Traversais-je un guet au fond d’une gorge ?
Je ne sais, je ne sais, mais j’allais, mais j’allais
J’allais arpentant l’inconnu, les pieds nus
La poussière légère du chemin dansait
Et l’herbe fraîche accueillait mes pas
Avais-je simplement fermé les yeux
Et dansais-je sur une chaise à bascule
Me croyais-je par la belle magie du rêve
Dans le roulis doux d’un océan valsant
Je ne sais, je ne sais, mais j’allais, j’allais
J’allais prendre la main douce d’une inconnue
J’arpentais les venelles d’un amour immaculé
Au rythme du vent, à la sincérité des âmes !
Sur le pont de l’errance mu par l’audace d’aimer
Mes pas poursuivaient éperdu la trace d’un pas perdu
Mon souffle poussait dans le vide des bateaux en papiers
Mes baisers papillons cherchaient la bouche de l’élue
Ou allais-je cueillir la marguerite, je ne sais, je ne sais
Mais tandis qu’accoudé je regardais l’eau danser
Une silhouette tendre m’apparut dans l’eau bleue
Nos deux reflets valsaient dans les ondes chaloupées !
Aveugle aux apparences, je n’ai vu nul visage
Mais je sentais battre un cœur, puis deux
Le mien surpris, puis celui d’une autre émue
Allais-je sur une nué au firmament in sondé
Où explorais-je déjà les abysses d’un Éden retrouvé ?
Je ne sais, je ne sais, mais je sens et consent
Que l’amour se moque de ce qui paraît en dehors
Et se nourris du vrai, de l’impérissable espérance !
Voilà que vous étiez-là dans les eaux bleues
Et ce n’était pas un rêve !
Yves Untel Pastel
TENDRE VIOLON
Comment saurai-je pourquoi au milieu de la brume du soir
J’ai senti glisser sur mes épaules votre regard doux
Tantôt retenu, tantôt insistant, toujours constant
J’ai cru un instant percevoir de vous un possible élan
Sans jamais me retourner je vous savais présent
Scrutant sans doute l’augure avant de vous décider
Il me sembla vain, cependant d’accueillir ce nouvel espoir
Tant au fond de moi je vous sentais par trop hésitant
Alors mes pieds dans l’eau, absorbant en moi les ondes
Je tournai mon âme vers mon dessein premier, partir
J’avais ce désir insensé de départ sans retour
Vers je ne sais quel port plus serein qu’ici-bas
J’étais lasse d’une existence fade ou l’amour me fuyait
Où les amants autour n’exhibaient que l’orgueil de me posséder
A la place de m’aimer vraiment en mon être affamé
Ils m’épuisaient de leurs lourds et insipides envies
Je n’étais qu’une marguerite à cueillir et à effeuiller
Sans même le souffle ardent d’un poème pour embellir le geste
Vivre d’ailleurs sans la souffrance de respirer cet air lourd
Vivre comme la pierre immobile et muette au milieu des courants
Appartenir au mystère obscur des éléments insensibles
Être ici et là, là et ici, telle une vapeur qui s’évade au soleil couchant
Et puis ce chant s’éleva, chuchoté d’abord puis plus clair et vibrant
Une voix cristalline, un vent frôlant les cordes d’un tendre violon
Peut-être n’était-ce pas si pur, mais c’est ce que percevait mon âme
Car mes ouïes sourdes s’étaient déjà fermées aux bruits du monde
Un chant masculin, celui d’un devin qui lisait dans les plis de mon cœur
Les lignes troubles de mon destin d’hirondelle aux ailes rompues
Un chant et des mots apaisant mes maux, un chant écho à ma souffrance
Seul un être sensible et vrai pouvait ainsi faire vibrer mes cordes intérieures.
Ce chant était pour moi, rendant ses harmoniques au silence hermétique
J’ai écouté, et laissé entrer en moi ces accents si profonds et graves !
Yves Untel Pastel
LES MÉANDRES DE L’AMOUR
Bien sûr l’amour vient à pas de loup comme la brise
Ou en bourrasques comme le typhon rugissant
Comme le ruisseau qui suinte d’entre les pierres
Où comme le fleuve impétueux qui dévale les cascades
Comme le lion qui grogne et émeut la savane
Ou comme l’ortolan qui roucoule et apporte la rêverie
L’amour survient de milles inattendues façons
Dans la brise ou dans la bourrasque
L’ intrépide guerrier brusquement pose ses armes
Et se jette à genoux aux pieds de la femme accroupie
Et la veuve éplorée serrant contre elle son époux mort
Découvre l’émoi dans les yeux de son bourreau repentant
C’est ainsi, dans la fulgurance absurde de l’instant
Que des guerres cessent et que la paix fleurit
Là ou brisant la haine la compassion se mêle au pardon
Là où la passion soudaine de l’autre brise les barrières
Nul ne sait d’où vient l’amour espiègle et déraisonnable
Ne suivant que sa loi incernable pour unir les cœurs.
mai 2010
Yves Untel Pastel

