À toi l’étranger qui me tends un cœur palpitant et fiévreux
Je viens d’un pays où le vent réduit tout en sable fragile
Une terre où l’éphémère est le costume de tous les rêves
Rares sont les rochers qui subsistent à l’intraitable érosion
Toute parole est fruit chargé d’un nectar de chimère
Et ce n’est qu’à la bouche qu’on goûte le miel ou le fiel.
Toute promesse est un matin drapé de soleil éclatant
Même l’ombre embusqué des bosquets s’offre à la lumière
Mais après les grandes féeries des heures éblouissantes
Vient l’éclatant crépuscule mêlé de crainte et de tristesse
La nuit offre ses échancrures à l’incendie du soleil couchant
En même temps que la folie ardente des fiancées angoissées
Mes yeux éblouis sont brûlés par la lave des larmes
Et j’ai depuis longtemps perdu le voile de l’innocence
La raison ressasse en moi des édits de clairvoyance.
Que m’offrira la passion si elle ne m’offre la paix ?

Poèmes d'avril,
Yves UNTEL PASTEL.
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