vendredi 29 avril 2011

Un raisonnable refus !





À toi l’étranger qui me tends un cœur palpitant et fiévreux

Je viens d’un pays où le vent réduit tout en sable fragile

Une terre où l’éphémère est le costume de tous les rêves

Rares sont les rochers qui subsistent à l’intraitable érosion


Toute parole est fruit chargé d’un nectar de chimère

Et ce n’est qu’à la bouche qu’on goûte le miel ou le fiel.

Toute promesse est un matin drapé de soleil éclatant

Même l’ombre embusqué des bosquets s’offre à la lumière


Mais après les grandes féeries des heures éblouissantes

Vient l’éclatant crépuscule mêlé de crainte et de tristesse

La nuit offre ses échancrures à l’incendie du soleil couchant

En même temps que la folie ardente des fiancées angoissées


Mes yeux éblouis sont brûlés par la lave des larmes

Et j’ai depuis longtemps perdu le voile de l’innocence

La raison ressasse en moi des édits de clairvoyance.
Que m’offrira la passion si elle ne m’offre la paix ?








Poèmes d'avril,
Yves UNTEL PASTEL.


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