vendredi 29 avril 2011

Tout, un point c’est tout.



Tout, un point c’est tout.
Tout, un point c’est tout.
Aimer ce n’est jamais
Qu’un peu de soi qu’on donne.
Et même si c’est presque tout,
Du moment qu’on y consent
C’est presque trop peu,
Presque rien,
Puisque le cœur absolu
Ne se comble qu’en donnant tout.
Tout donner tout à ceux qu’on aime
C’est tout gagner,
On n’aime pas à demi,
On ne donne pas à moitié,
La graine jetée en terre
Et travailler par l’humus
Ne peut renoncer
À se dissoudre tout entière
Pour voir d’elle surgir
La profusion du nombre
Et sa propre éclipse.
Une promesse tenue
C’est un profit perdu
Contre un bonheur gagné !
L’amour est terrifiant d’absolu
Et si tous ceux qui se jetaient
Dans l’aventure d’aimer savaient au départ
Ce qu’il leur en coûterait,
Beaucoup se tiendraient sur le bord du désir
À faire le compte prévisionnel
De ce qu’ils risqueraient
Et jamais ne connaîtraient
Ce qu’on ne connaît
Qu’en se sacrifiant
À l’inconnu.

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