C’est cela s’aimer
Que crains-tu, toi avec qui je me tiens
À l’ombre apaisant de l’olivier ?
À chaque fois que l’aube pointe
Je me lève et poursuis mon périple du jour
À chaque fois que descend le crépuscule
Je rebrousse chemin et m’assieds à ton ombre
A nos pieds coule une source qui s’emplit
Et se vide, se vide et se remplit encore
Voilà que nous respirons ensemble
Le parfum du rosier et de l’oranger
Quand vient l’heure d’étendre la natte
Nous nous allongeons ensemble
N’as-tu pas la meilleure place
D’où on voit naître le même rêve
Modelant ensemble l’horizon
Pour y creuser notre chemin
Arpentant les sentes rocailleuses de nos espérances
Sarclant ensemble les ronces de nos inquiétudes
N’est-ce pas pour partager les agréments d’un même vin
Que nous redressons de concert les sarments de nos ceps
Et mêmes singulières, nos routes sont-elles solitaires
Nos pas sans s’entraver ne se conjuguent-ils pas ?
Que crains-tu, à l’approche de l’orage fugitif
Puisque nous attendons ensemble la paix des éléments
A nos pieds coule une source limpide qui s’emplit
Et se vide, se vide et se remplit encore
Nos vies se renouvellent, et s’améliorent
Chaque instant plus riche que le précédent
Mais que ta crainte ne ferme pas tes mains
Ne garde pas pour toi seule l’eau de la cruche
À serrer trop fort la cruche contre sa poitrine
On finit par la briser et l’eau précieuse se répand
Restons toujours accroupis auprès de la source
Et enlevons-en ensemble les feuilles mortes
C’est cela s’aimer
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