La concorde des amants.
Amants veillez à ce que ne s’effiloche point l’étoffe de
votre amour
Il vaut mieux n’avoir jamais aimé que de devoir vous haïr un
jour.
Ne suffit-il pas d’un accroc négligé pour que le fil du lien
se défasse ?
Et si buté on multiplie les affronts, l’amour n’ira-t-il pas
à vau-l’eau ?
Il faut tant de peines et d’efforts pour apprendre à s’aimer
Pourtant un instant, un seul suffit pour tout saccager.
Soyez vigilants aux petites choses, aux mots, aux gestes insidieux
Jardiniers de l’amour, demeurez attentifs à chaque pousse tendre.
Embrassez la moindre plaie, réparez sans tarder le moindre tort
Pour la concorde des amants, il n’est point de trop grand effort.
L’arbre de l’amour est fragile et le bonheur d’aimer si
précieux,
Qu’il est judicieux de réparer dans l’instant la moindre
peine du cœur.
Il vaut mieux n’avoir jamais aimé que de devoir vous haïr un
jour
Amants veillez à ce que ne s’effiloche point l’étoffe de
votre amour.


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