Sur la table en bois d’une véranda ombragée
Un amant attentif a disposé un bouquet de roses
Dans un vase en fine porcelaine de Limoges
Ce bouquet remarquable disait à n’en point douter
Par la savante métaphore de sa composition
Les intentions calculées de cet amant délicat.
Il n’y avait point une disposition vague et chaotique
De dix ou vingt roses pêle-mêle d’un ton monotone
Mais bien un tableau composé de la main d’un peintre
Sept roses d’un fuchsia tendre traçaient une bordure
Sept, le chiffre parfait, gage d’une tendresse protectrice
Car l’amour est un défi pour sept jours et pour toujours
Trois roses blanches, promesse pure de l’amant fidèle
Prêt à vivre le meilleur et le pire sans jamais défaillir
C’est l’amour qui se livre corps et âme à l’aventure
Une rose Rouge, cœur de l’âtre ou la passion explose
Forge rougeoyant ou le feu irradie l’être en son entier
Volcan perpétuel ou l’amour sans cesse se renouvelle.

Poèmes de mai,
Yves UNTEL PASTEL
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