samedi 2 février 2013

LA BRAISE SOUS LA CENDRE




LA BRAISE SOUS LA CENDRE


Quand à toi je songe, aux instants calmes du soir

Je sens qu’un sentiment plus profond que la sympathie

Et bien plus ample que l’amitié doucement m’envahit.

Ne dois-je renoncer, hélas, à cet élan qui pourtant me transporte

Et seulement te regarder comme une rose qui ne se cueille pas ?





Car, n’est-ce pas trônant libre en son haut firmament

Que l’aigle audacieux est majestueux et heureux ?

Tout autant que la beauté somptueuse du pur-sang,

N’est-ce pas sa liberté fougueuse qui nous émeut ?



Je sens qu’un sentiment plus profond que la sympathie

Et bien plus ample que l’amitié doucement m’envahit

Cette vague intérieure m’emporte et me rend euphorique

Mais ainsi qu’un rêve merveilleux illumine l’imaginaire

Je te garderai en moi comme une braise 
qui sous la cendre couve

Comme un trésor secret 
que mon cœur seul connaît !

Une braise, deux roses, deux coeurs !
Yves Untel PASTEL, La braise, les roses, les cœurs, février 2013