LA BRAISE SOUS LA CENDRE
Quand à toi je songe,
aux instants calmes du soir
Je sens qu’un sentiment
plus profond que la sympathie
Et bien plus ample que
l’amitié doucement m’envahit.
Ne dois-je renoncer, hélas,
à cet élan qui pourtant me transporte
Et seulement te regarder
comme une rose qui ne se cueille pas ?
Car, n’est-ce pas trônant
libre en son haut firmament
Que l’aigle audacieux
est majestueux et heureux ?
Tout autant que la beauté
somptueuse du pur-sang,
N’est-ce pas sa liberté
fougueuse qui nous émeut ?
Je sens qu’un sentiment
plus profond que la sympathie
Et bien plus ample que
l’amitié doucement m’envahit
Cette vague intérieure
m’emporte et me rend euphorique
Mais ainsi qu’un rêve
merveilleux illumine l’imaginaire
Je te garderai en moi
comme une braise
qui sous la cendre couve
Comme un trésor secret
que mon cœur seul connaît !
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| Yves Untel PASTEL, La braise, les roses, les cœurs, février 2013 |
