
Les pas dans le sable brun !
Longeant la plage déserte au matin levant
Je laisse mes pas éphémères dans le sable brun
Je marche et j’écoute en moi ce roulis incessant
Je retisse attentif le fil évanescent de mes songes
Au bout de la plage une crèche encastrée se cache
Dans le flanc de la falaise de roches déchiquetées
C’est là dans ce sanctuaire où se terrent les crabes
Que, respirant l’iode, j’achève mes pieuses méditations
Les vagues insatiables grignotent les roches dures
S’enroulent et se déroulent infatigables et chantent
Et ressassent, sempiternelles des paraboles mystérieuses
Ramènent du large ces soupirs océaniens, et m’apaisent.
Le jour vient doucement grignotant l’ombre
L’air frais s’adoucit, le soleil perce l’horizon
À cet instant plus chaud, vient toujours à la même heure
Une femme, marchant sur mes pas dans le sable brun.
